Archives de Tag: réseaux sociaux

On y est : Facebook devient ringard…

23 juin

Et voila, on y arrive : Facebook commence à sentir le vieux. Bon c’était inévitable, depuis que les parents s’y étaient mis, il fallait que les influenceurs et autres geeks trouvent un nouveau refuge, qui attendait patiemment dans son coin que son heure arrive. Il est donc minuit moins le quart pour Twitter.

Minuit moins le quart pourquoi ? Simple :

Si on se réfère à Google Trends, en termes de trafic, Facebook est forcément loin devant :

FBvsTWT

En terme de requêtes également :

FBvsTWT2Mais si on regarde bien le second graphique “news reference volume”, on voit que c’est Twitter qui fait parler de lui…

Bon, tout ça c’est bien rigolo et ces graphs, forcément, on leur fait dire un peu ce qui arrange, mais je pense vraiment que Facebook est en train de devenir le copainsdavant mondial. A force de vouloir tout faire, finalement les gens en ont marre. Marre des invit’ aux applis toutes plus connes les unes que les autres, marre des poke, marre des 123 groupes vachement marrants mais sur lesquels on ne va jamais, marre de se faire alpaguer par des gens qu’on ne voulait déjà pas voir il y a 20 ans (liste non exhaustive).

Indice vu récemment dans un statut : “ne pourrissez plus mon mur avec vos conneries, ma mère a débarqué sur Facebook” (citation approximative, hein).

Ce qui est plutôt bien, c’est que contraint ou forcé, Facebook et Twitter sont par la force des choses utilisées à bon escient en y réfléchissant bien. Le premier pour partager les états d’âme, les problèmes de déménagement, les photos avec les potes et/ou tonton, mamie et Cie, le deuxième, réservé à un pré carré pour partager des infos plus en relation avec le boulot, repérer les buzz (bons ou non, d’ailleurs – y’en a même qui affirment sans rigoler que Twitter, c’est la révolution de l’info. Si). Bref, l’info instantanée, à manier avec encore plus de précautions que le reste.

Chacun sa place (et pourtant, c’est pas faute d’avoir été twittersceptique).

Bon, le problème qui va forcément arriver : et quand mamie va débarquer sur Twitter, on fait quoi ?

Classes, les pubs sur Facebook…

27 mar

Je me pose la question depuis quelques temps déjà, mais j’ai l’impression que la situation empire. Tout le monde s’excite autour de Facebook, en bien ou en mal, et surtout sur les possibilités de pub autour de son inventaire phénoménal.

Mais avoir un inventaire d’impression c’est bien, encore faut-il le valoriser et aussi contrôler les pubs qui passent dessus. On glose beaucoup sur les possibilités de ciblage qu’offrent ce réseau social, j’avais déjà avoué être sceptique sur la chose il y a longtemps de cela (ici, et ). Je me suis déjà moi-même fait avoir avec une pub foireuse diffusée sur Facebook, mais j’y reviendrai plus tard – si j’ai le temps quoi.

Pour ma part, Facebook me donne l’impression d’être une zone de non-droit, refuge de tous les margoulins du moment, et si’ j’étais annonceur, ça ne me rassurerait pas des masses. Zone de non-droit car si un média en ligne “classique”, soumis à certaines règles, diffusait les pubs qui tournent sur Facebook en ce moment, je pense qu’il se serait pris une bardée de plaintes et les avocats qui vont avec depusi belle lurette.

Quelques exemples.

En début de semaine, l’ami Benoît qui m’envoit un lien vers une créa avec comme commentaire “classe les pubs FB”. Tu m’étonnes :

laclasseAu moins on appréciera la clarté du message…

Ce matin, petit tour habituel, j’avais commenté le statut d’un contact, il a répondu, je regarde et sur la droite je vois ce monument de traduction et de bon goût :

laclasse2

Encore une fois, la clarté du message ne fait pas de doute : on va vous aider à devenir un gros connard (si on se tient à la traduction).

Encore plus savoureux, le lien de redirection pointe là-dessus :

laclasse3

Sans commentaires (bien que la CNIL en aurait certainement quelques-uns à faire).

Bref, on a quand même plus l’impression d’être sur un skyblog qu’autre chose. Et justement, skyblog, ça me gonfle. Alors au bout d’un moment, faudrait quand même aligner le discours et la stratégie annoncée avec les actes. Un peu comme la façade Dailymotion et la réalité

MAJ 27/03/2009 14:20 : quand je vois ça, je comprends mieux…

Non, Vaporware n’est pas mort…

5 fév

Il est juste un peu très occupé. Il faut dire que la fin 2007 et le début 2008 sont plutôt hauts en couleur(s). Priorité oblige, c’est CNET qui monopolise mon temps numérique… Et il y a du pain sur la planche, tant sur le fond que sur la forme. D’autant plus que l’environnement dans lequel j’évolue n’a jamais été aussi mouvant. Cela dit, cela reste excitant… Alors non Vaporware ne fait pas de prédictions, de toutes façons, les prédictions, c’est comme les galettes, les premières sont bonnes, mais au bout d’un moment ça gonfle. Ma seule prédiction pour 2008 ? Sortez les sacs à vomi (oui, oui, l’expression n’est pas de moi – Frank, si  tu passes par là – mais je l’adore). L’année va être chaude… année charnière ?

Pour les réseaux sociaux : oui. Et c’est Sergey qui le dit. Pour la première fois, Google déçoit. L’histoire de MySpace qui devait être un beau relais de croissance pour la planche à billets adsense patine un peu. Ben oui, MySpace, c’est finalement pas la panacée… Oh ? Le scoop. Alors les Skyblogs non plus ? Et Facebook ? Ils ont le volume, ils ont les utilisateurs. Ils ont leurs goûts, leurs amis, leurs amours (aaaah le “it’s complicated”), parfois/souvent leurs emmerdes. Mais ils n’ont pas leurs clics. Finalement, ces usines à pages vues révèlent leurs limites : elles ne sont pas favorables à la pub. Pas d’affinité avec la marque. C’est l’espace de tout le monde et personne. Alors, next ? Les médias dits participatifs ? Trop tôt à mon goût, même si certains font de très bonnes choses. J’ai même finalement adhéré au Post.fr alors que ce n’était gagné. Difficulté supplémentaire : le nombre d’internaute n’augmente plus de façon exponentielle, ce qui n’arrange les affaires de personnes. Il y a bien le cadeau de l’ami Nico (plus de pubs sur les chaînes publiques, une aubaine pour le ternet). Le problème, c’est que de l’inventaire de qualité, ça se trouve pas sous le sabot d’un cheval, ni d’un poney (quelqu’un a essayé les ânes ?).

Décidément, innover, racheter, faire du bruit, ce n’est pas toujours récompensé… La preuve, Apple qui se mange un petit four (c’était de saison) avec l’iPhone. O2 qui baisse les tarifs d’abonnements enUK, pas mieux outre-Rhin (ach, bedi farzeurs), des chiffres bof pour Orange qui doit avoir viré au jaune en voyant SFR leur passer sous le nez avec ses Illimythics et le Viewty à 49 euros. Au fait, je suis miro ou la folie iPhone, elle n’est qu’à la télé ? En France, la déferlante ne m’a pas sauté aux yeux. Et en décembre à New-York, j’ai vu beaucoup de BlackBerry, mais un seul iPhone… Et en plus, Steve ne s’entend pas avec les chinois. Et la bourse lui fait des misères. Heureusement, il y a le MacBook Air, après qui tout le monde hurle. Ben moi, je trouve ça pour le coup vraiment gonflé et innovant. Et oui, cher. C’est le prix à payer pour avaler une pomme.

On pourra toujours se réjouir avec le feuilleton à suivre au coin du feu et pendant le dégel : Microsoft veut se payer Yahoo. Et Google qui a peur d’une situation monopolistique. C’est beau l’humour à Moutain View. Cela dit, on est un peu chiche à Redmond : 44 milliards de dollars pour 500 millions de UU mensuels, c’est pas cher payé. Faudrait voir à payer les clopes les gars quand même.

Bon, je vais ranger mes sacs à vomi et essayer de dormir en me disant que 2008, c’est pas si pire finalement. Y’a les JO. Je verrais au moins… oula… 2 h d’aviron à la TV dans l’année. Mais avant, faudra quand même se cogner l’euro 2008. Mais bon, ça va faire vendre des TV, alors ça m’arrange un peu quand même.

Ah au fait, vous avez pensé à la sécurité de vos données numériques en ligne ? Non ? Vous devriez.

Pub ciblée sur Facebook : en France on peut dormir tranquille

23 nov

Pour rebondir sur mon billet précédent à propos du fait que le réseau social Facebook comptait utiliser les infos personnelles de ses utilisateurs pour commercialiser de la pub ciblée, qu’il faut bien s’occuper durant les insomnies et que justement, Facebook me colle une grosse retape pour me vendre de la pub, je me suis livré à l’exercice. Moralité de l’histoire : si Facebook a une conception élastique de la morale justement, en France, on peut être tranquille (à moins d’avoir du mal à trouver une moitié et d’être éjaculateur précoce, les pubs qui tournent actuellement le plus sur ce réseau) : avant que cela intéresse quelqu’un dans l’hexagone, il va se passer un peu de temps. Démonstration.

Etape 1 : la retape. Une image valant mieux qu’un grand discours, je vois sur ma page d’accueil ce message de service hautement subliminal :

facebookpub-retape.jpg

Etape 2 : comme je suis d’un naturel curieux, et ben je clique. Et décide de me mettre dans la peau d’un petit malin planqué dans un arrondissement de l’est parisien qui aurait des iPhone à refourguer – desimlockés de préférence, si si, ça s’est déjà vu. Je sélectionne donc les tranches d’âge qui m’intéresse, les mots-clés (en anglais, ça commence moyen) qui vont bien (tiens ? Pas de mot-clé iPhone ? Bon…), je tape super large sur les sociotypes : mariés, divorcés, concubins (non, pas les zoophiles, cherchez pas, y’a pas). Bon, il y a quand même Apple. De droite, de gauche, au “miieu”… je prends tout je vous dis, je suis un gars tolérant. Et bien, sans rire, en France, je peux adresser (environ, hein) 80 personnes (cliquer pour agrandir) :

facebookpub-noworries.jpg

Ultra-ciblée, la pub, qu’on vous dit… Waouuuuuu

MAJ du 23/11 : si malgré tout vous en avez marre d’être ciblé célibataire et/ou éjaculateur précoce, vous trouverez ici un mode d’emploi pour vous désactiver de Facebook. Et de poser la question qui fait tousser : pourquoi “désactiver” et non pas “supprimer” ? Que deviennent les données ensuite ?

Et aussi les raisons de son auteur à quitter le service. Je ne les partage pas toutes, mais le raisonnement se tient. A quand un groupe Facebook de ceux qui vont quitter Facebook (à moins que ça n’existe déjà ?). Oui, je sais, j’adore Brazil…

Facebook et la pub : on abat les cartes

10 nov

Vu sur Lemonde.fr cet article “Le site Facebook vent le profil de ses internautes aux publicitaires“. Et bien on y arrive donc. Forcément. Comment valoriser une audience autrement lorsqu’elle n’a aucune affinité avec la marque ? Quand la seule force d’un site sont ses utilisateurs eux-mêmes. Et que ces utilisateurs y livrent, beauté ultime de la chose, via des applications développées ex-nihilo, leur vie quotidienne, leurs endroits préférés, leurs vacances, leurs soirées, leur orientations politiques, leur films et musiques préférés et j’en passe. Ben oui, on promet le rêve ultime de tout publicitaire ou acheteur d’espace : le ciblage ultra précis.

Et quoi de mieux pour cibler que des plate-formes communautaires dans laquelle les internautes laissent une myriade d’infos personnelles, persuadés que le système est basé sur la confidentialité et la confiance ? Problème en l’espèce : Facebook est un site US. Et la législation sur les données personnelles chez l’Oncle Sam est beaucoup moins contraignante que chez les bouffeurs de grenouilles. Dommage pour ceux qui ne s’intéressent pas encore à la question de la gestion de leur identité numérique, Facebook ne fera certainement pas d’exception pour quelques centaines de milliers d’inscrits.

Bref, l’utilisateur devient le moyen et la cible. Le média et le consommateur. On boucle la boucle. Google avait engagé le processus avec ses liens sponsorisés dans Gmail : les liens publicitaires sont contextualisés en fonction du contenu de l’e-mail. Mais n’est pas Google qui veut (et ça me fait un peu mal de le dire, mais il faut bien l’avouer) : l’expertise Google dans le domaine fait en sorte que les liens soient souvent pertinents, ou au pire non dérangeants. Bref, on est déjà habitué à l’intrusivité. Facebook ne fait qu’enfoncer le clou. La preuve ? Je ne vais pas me désinscrire du service. Juste continuer à maitriser attentivement ce que j’y fais : ne communiquer que ce que je veux rendre public ou semi-public.

En revanche, je ne vois toujours pas comment on peut valoriser Facebook à ce point. Ah au fait, tout le monde se rappelle bien que Microsoft a un pied chez Facebook. Tout le monde est serein là ?

A noter : Politicalbase.com et monétisation Facebook

10 oct

Beaucoup de choses à dire et peu de temps pour écrire (même pas le temps de parler d’ADN et/ou de Racheumeneu, comme d’hab), mais je voulais pointer ces 2 choses cette semaine :

  • la naissance de politicalbase.com, dont l’un des fondateurs n’est autre que l’ancien CEO de CNET Networks. Je trouve le site remarquable en bien des points, je reviendrais (j’essaierais) dessus plus tard. Ce serait bien, un média comme celui-là en France… Au passage, lire le post d’Emmanuel d’Ecosphère sur le sujet. Comme quoi, parfois, une base de données bien intégrée vaut mieux que plusieurs milliers de signes mal emballés…
  • Ce billet chez Affordance à propos de la (non ?) monétisation de Facebook. A lire d’urgence si le sujet vous intéresse. C’est amusant comme cette question revient de plus en plus fréquemment en ce moment… Et à priori, elle fait de plus en plus tousser aussi…

Bon fin du break, je retourne pédaler et vais casser une autre jambe à l’ami Barbablog, mais c’est pour la bonne cause. Stay tuned comme on dit par chez nous… (et je crois que je viens de battre le nombre de liens hypertextes dans un billet aussi court).

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