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Top des blogs Wikio : un bel exemple de confusion des genres

26 mai

En ce moment, je regarde de près les blogs écolos/autos (pour des raisons professionnelles). Forcément, pour savoir qui pèse dans le domaine, je vais faire un petit tour du côté des top blogs de Wikio. Côté “Environnement“, j’en vois quelques-uns qui correspondent à ce que je cherche. Super, finalement, ce classement au fonctionnement un peu obscur peut être utile, notamment sur un secteur que l’on connait peu.

Et dans le lot, je tombe là-dessus :  www.roulonspropre-roulonsnature.com , 43ème du classement à ce jour. Bon, déjà un rapide coup d’oeil permet de voir qu’on y parle beaucoup d’Ethanol.  Du coup, je suis un peu méfiant et vais voir qui est derrière ce blog. Et finalement, tout s’explique : les billets sont produits par

  • un chef de gamme de chez Saab
  • un responsable pub et promotion des ventes Saab
  • un chef de région Saab
  • une consultante Saab
  • seule la webmaster semble être “non Saab”

Je n’ai pas de problème avec le blog en particulier, bien que l’on soit à la limite de l’exercice de communication et de promo à peine déguisé.  J’en ai un peu plus avec le fait que leur blog remonte au mileu d’autres forcément moins “affiliés” (pour ne pas dire autre chose).

Bref, à quand Renault, Peugeot et consorts dans le top blogs Wikio Environnement ?

Pub ciblée sur Facebook : en France on peut dormir tranquille

23 nov

Pour rebondir sur mon billet précédent à propos du fait que le réseau social Facebook comptait utiliser les infos personnelles de ses utilisateurs pour commercialiser de la pub ciblée, qu’il faut bien s’occuper durant les insomnies et que justement, Facebook me colle une grosse retape pour me vendre de la pub, je me suis livré à l’exercice. Moralité de l’histoire : si Facebook a une conception élastique de la morale justement, en France, on peut être tranquille (à moins d’avoir du mal à trouver une moitié et d’être éjaculateur précoce, les pubs qui tournent actuellement le plus sur ce réseau) : avant que cela intéresse quelqu’un dans l’hexagone, il va se passer un peu de temps. Démonstration.

Etape 1 : la retape. Une image valant mieux qu’un grand discours, je vois sur ma page d’accueil ce message de service hautement subliminal :

facebookpub-retape.jpg

Etape 2 : comme je suis d’un naturel curieux, et ben je clique. Et décide de me mettre dans la peau d’un petit malin planqué dans un arrondissement de l’est parisien qui aurait des iPhone à refourguer – desimlockés de préférence, si si, ça s’est déjà vu. Je sélectionne donc les tranches d’âge qui m’intéresse, les mots-clés (en anglais, ça commence moyen) qui vont bien (tiens ? Pas de mot-clé iPhone ? Bon…), je tape super large sur les sociotypes : mariés, divorcés, concubins (non, pas les zoophiles, cherchez pas, y’a pas). Bon, il y a quand même Apple. De droite, de gauche, au “miieu”… je prends tout je vous dis, je suis un gars tolérant. Et bien, sans rire, en France, je peux adresser (environ, hein) 80 personnes (cliquer pour agrandir) :

facebookpub-noworries.jpg

Ultra-ciblée, la pub, qu’on vous dit… Waouuuuuu

MAJ du 23/11 : si malgré tout vous en avez marre d’être ciblé célibataire et/ou éjaculateur précoce, vous trouverez ici un mode d’emploi pour vous désactiver de Facebook. Et de poser la question qui fait tousser : pourquoi “désactiver” et non pas “supprimer” ? Que deviennent les données ensuite ?

Et aussi les raisons de son auteur à quitter le service. Je ne les partage pas toutes, mais le raisonnement se tient. A quand un groupe Facebook de ceux qui vont quitter Facebook (à moins que ça n’existe déjà ?). Oui, je sais, j’adore Brazil…

Facebook et la pub : on abat les cartes

10 nov

Vu sur Lemonde.fr cet article “Le site Facebook vent le profil de ses internautes aux publicitaires“. Et bien on y arrive donc. Forcément. Comment valoriser une audience autrement lorsqu’elle n’a aucune affinité avec la marque ? Quand la seule force d’un site sont ses utilisateurs eux-mêmes. Et que ces utilisateurs y livrent, beauté ultime de la chose, via des applications développées ex-nihilo, leur vie quotidienne, leurs endroits préférés, leurs vacances, leurs soirées, leur orientations politiques, leur films et musiques préférés et j’en passe. Ben oui, on promet le rêve ultime de tout publicitaire ou acheteur d’espace : le ciblage ultra précis.

Et quoi de mieux pour cibler que des plate-formes communautaires dans laquelle les internautes laissent une myriade d’infos personnelles, persuadés que le système est basé sur la confidentialité et la confiance ? Problème en l’espèce : Facebook est un site US. Et la législation sur les données personnelles chez l’Oncle Sam est beaucoup moins contraignante que chez les bouffeurs de grenouilles. Dommage pour ceux qui ne s’intéressent pas encore à la question de la gestion de leur identité numérique, Facebook ne fera certainement pas d’exception pour quelques centaines de milliers d’inscrits.

Bref, l’utilisateur devient le moyen et la cible. Le média et le consommateur. On boucle la boucle. Google avait engagé le processus avec ses liens sponsorisés dans Gmail : les liens publicitaires sont contextualisés en fonction du contenu de l’e-mail. Mais n’est pas Google qui veut (et ça me fait un peu mal de le dire, mais il faut bien l’avouer) : l’expertise Google dans le domaine fait en sorte que les liens soient souvent pertinents, ou au pire non dérangeants. Bref, on est déjà habitué à l’intrusivité. Facebook ne fait qu’enfoncer le clou. La preuve ? Je ne vais pas me désinscrire du service. Juste continuer à maitriser attentivement ce que j’y fais : ne communiquer que ce que je veux rendre public ou semi-public.

En revanche, je ne vois toujours pas comment on peut valoriser Facebook à ce point. Ah au fait, tout le monde se rappelle bien que Microsoft a un pied chez Facebook. Tout le monde est serein là ?

Google commence vraiment à me pomper l’air (et je reste poli)

26 oct

Bon, ça je ne peux pas le garder pour moi. Trop marre. Pour qui se prend Google ? Pardon, je recommence, pour qui se prennent les gens à la tête de Google News ? La cause de ce coup de gueule ? Une problématique quotidienne pour un site éditeur de contenus type actualités (un fil d’info en gros) : pourquoi tel article est référencé par Google News et tel autre non ?

Je viens de recevoir un fichier compilant les contenus “ignorés” en octobre pour le site que je gère (www.cnetfrance.fr), avec pour chaque article la raison de cette sanction. Et il y a de quoi s’étrangler. Si certaines raisons paraissent objectivement viables (pour la plupart techniques, dues à des erreurs et ou des problèmes techniques, ou bien de contenus qui n’ont réellement rien à faire sur un agrégateur d’actus), d’autres sont franchement empiriques et posent un problème de fond.

En gros, les raisons compréhensibles :

  • Title not found
  • Date too old
  • No sentences found

Les raisons vraiment scandaleuses :

  • Article too long
  • Article disproportionately short
  • Article fragmented

En gros, il y a quelqu’un chez Google qui décide unilatéralement de ce que doit être un contenu de type news en ligne. Formidable. On aurait juste aimé pouvoir en discuter avant. C’est vrai, en tant que média en ligne, on aime bien se prendre la tête sur la pertinence d’un traitement court ou long, de l’utilité de passer un article long, très long type analyse, en multi-page, parce que c’est tout de même un peu plus digeste à s’envoyer. Enfin, c’est un peu notre métier, nos choix, tout ça. Mais non, maintenant, il ne reste qu’un choix : écrire pour Google ou non.

Cela ramène tout de même à une seule et même question. Toujours la même. Et un brin de transparence (ou au moins faire semblant de l’être), lorsque l’on détient un tel monopole, ne nuira jamais. Faire c’est bien. Consulter les gens que vos actes impactent, c’est mieux.

Don’t be evil” qu’y disaient.

En octobre, on lave plus blanc…

14 oct

C’est la curée ce mois-ci, IDG out, la BBC qui dégraisse, Emap à revendre. Et nos sénateurs qui nous pondent un rapport sur la crise de la presse plus soporifique qu’une de leur séance… rendormons-nous. Tout va bien. Mais serrons les fesses quand même… on ne sait jamais qui sera derrière. C’est beau une industrie en mutation… forcée.

Plus sérieusement, cela donne vraiment une impression de monde à 2 vitesses : l’un tellement en avance qu’il peut générer des illusions qui pourraient devenir de violentes désillusions, l’autre accroché à des modèles et des modes de traitement et de production totalement antédiluviens. Mais s’il est vrai que tout est dans la position du curseur, ce dernier est tellement difficile à bouger et la position idéale tellement floue qu’il faudra certainement pas mal d’excès pour s’approcher d’un semblant de vérité (et encore).

J’avoue que parfois j’ai un peu de mal à m’endormir.

En écho au post précédent… une question (bête)

25 sept

Oui, au moment où l’on parle de média participatif, de pro-am, de journalisme citoyen… une question qui me taraude d’autant plus que je n’ai plus de carte de presse depuis longtemps et que du coup, je vois les choses sous plusieurs angles : lecteur, blogueurs (berk, ce que je déteste ce mot), gestionnaire d’un site éditorial, producteur de contenu, gestionnaire tout court…

Bon la question qui fâche par ces temps troublés (mais il était temps qu’ils arrivent) : c’est quoi aujourd’hui le métier de journaliste ? Au milieu de cette masse monstrueuse d’information, générée par tout le monde et n’importe qui (aucun sens péjoratif ici). On peut se poser la question. Est-ce celui qui produit l’information (donc dans la mesure du possible le premier) ? Est-ce celui qui pointe la véritable information, en l’ayant vérifiée, contre vérifiée, sourcée ? Est-ce celui qui dit aux lecteurs où la bonne information, correctement traitée et avec de la valeur ajoutée se trouve ?

Personnellement, je n’ai pas de réponse à cette question. Probablement un savant mélange des genres. Comme le métier de SR : correcteur/enrichisseur ? Animateur de contenu ? Technicien ? Certainement tout cela à la fois. C’est beau une industrie en mutation.

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