L’iPhone n’est plus un vaporware puisqu’il existe. Mais est-il une imposture ? La version présente l’est à mon sens. Il manque des fonctions clés que le discours marketing impeccablement rôdé et le peu de discernement tentent de faire oublier. L’iPhone aurait pu être réellement disruptif. Innovant. Révolutionnaire. Au lieu de cela, il tente de combler des lacune sévères par un emballage valorisant.
J’ai un fond geek (encore un peu). Je ne change pas de téléphone portable facilement, car je fais partie de cette classe qui téléphone peu, mais utilise ce type d’appareil de façon acharnée. J’en demande beaucoup : me divertir, m’informer, retrouver mes services principaux, rester connecté. Mon téléphone, c’est ma bouée numérique (ma béquille, même) lorsque je n’ai pas d’ordinateur connecté dans les parages.
Je pensais l’iPhone capable de remplir les fonctions actuelles de mon Nokia N80, avec en plus un “form-factor” élégant, un OS béton et rapide, et comblant les lacunes du Nokia : stockage de masse facile (sans être obligé de passer par une application tierce), navigateur web supportant le flash, possibilité d’installer des applications me facilitant la vie (style Widsets)…
Finalement, on récupère un objet de frime qui flatte l’ego (pour combien de temps encore ?) dont l’environnement est plus verrouillé que Fort Knox, disposant d’un clavier tactile infernal, d’une gestion calamiteuse des e-mails, d’un appareil photo merdique (oui je le dis et redis), incapable d’enregistrer une vidéo, d’un navigateur ne faisant pas mieux que les meilleurs disponibles du marché, pas de connection 3G, ce qui est tout de même un nonsens complet… J’arrête la liste, elle serait trop longue.
Bref, c’est moins l’iphone qui m’énerve que cet enthousiasme béat généralisé, entretenu et savamment travaillé. Et pourtant, j’y crois à ce machin. J’attends la version 2 avec impatience… et plains ceux qui ont déboursé une somme rondelette et se sont fait attraper 24 mois par Orange. Bon courage pour l’essuyage des plâtres les gars…
En attendant, sur Vaporware, l’iPhone, c’est par là (non pas tout à fait par la fenêtre)
(Crédit image : Framablog)







